Archive de la catégorie 'Chili'



Triskaïdophobie [1]


h1Chili Vendredi 13 janvier 2006

Aujourd’hui, c’est vendredi 13. Depuis quelques annees, gráce á la publicité c’est devenu soit disant un jour de chance, alors que pendant longtemps c’etait l’inverse..

Pourquoi tu me regardes comme ça ?

De mon coté, né un vendredi 13, j’ai longtemps pensé que c’etait un jour de chance pour moi. Ce matin par exemple j’ai trouvé une piéce de 50 pesos (10 cents). Alors c’est pas de la chance ca !?

Andes

Et puis aujourd’hui, une preuve encore que c’est mon jour de chance, je prend un car á 14h pour me rendre a Calama d’oú je prendrais un second car une heure plus tard pour Santiago. C’est reparti pour 24h de voyage. Quel bonheur les voyages :-(

J’aurais globalement bien profité de San Pedro de Atacama; j’ai discuté avec pleins de gens, fait du SandBoard sur les dunes, vu un coucher de soleil dans la Valle de la Luna, suis allé á 4400 métres d’altitude voir des Geysers au lever du soleil. Et il y avait tant de choses á voir encore.

Au revoir le désert et á la prochaine !

J’ai eu un peu de mal á trouver les accents graves sur le clavier….

[1] Triskaïdophobie : peur du nombre 13

Q.C.M.


h1Chili Jeudi 12 janvier 2006

A chaque fois que j’arrive dans un nouveau pays, c’est une infinité de possibilités qui s’ouvre. A partir de l’endroit ou j’arrive (généralement la capitale), j’ai souvent le choix de mes destinations. Il y a très souvent une multitude de villes ou d’endroits à visiter. Pour une fois, ce n’est pas seulement le nom de la prochaine ville que je me dois de choisir, c’est peut-être un nouveau pays.

San Pedro de Atacama se trouve presque au croisements des frontières Bolivienne et Argentine. Au cours d’un repas pas mal arrosé, il avait été décidé que je suivrais deux français pour aller avec eu en Bolivie. Comme mon portable etait déchargé, ils devaient passer me réveiller vers 7h30. J’ai donc été assez surpris de découvrir en me levant comme une fleur vers 10h qu’ils etaient partis.

Finalement, après avoir retourné le problème plusieurs fois, je viens de prendre un billet de bus pour repartir à Santiago, d’ou je prendrais soit un train, soit à nouveau un bus pour me rendre soit à Conception ou directement à l’île de Chiloé. Voilà 2 ou 3 jours de voyages qui s’annoncent passionnants.

Heureusement pour moi, il y a plusieurs endroits pour échanger des livres au village avec des modalités différentes suivant les endroits (2 pour 1, 1 pour 1 et 1$ US, 1 pour 1 mais il faut qu’ils aiment le livre…). J’ai donc fait le pleins de livres pour ces heures de « perdues ».

L’objectif est après Chiloé de descendre dans le sud vers Puanta Arenas, passer la frontière pour me rendre en Argentine et remonter jusqu’à Buenos Aires. Et suivant comment ça se passe, pourquoi pas continuer par l’Uruguay et me rendre au Brésil par voie terrestre -en laissant du coup tomber mon billet Santiago-Rio de Janeiro.

Enfin, pour le moment, la seule chose qui est sûre, c’est que je pars demain à 14h pour arriver Samedi à 14h à Santiago. Vive le bus !

Et en plus un petit article sur la Love Parade sur beHype de votre serviteur.

Fatigue


h1Chili Lundi 9 janvier 2006

17h de bus déjà dans les jambes. Une pause de 8h dans la ville portuaire -et sans grand intêret- de Antofagasta et je repars pour 6h de car en plus. Direction San Pedro de Atacama, un petit village dans le désert Chilien. Pourquoi cet endroit ? Tout simplement parce que c´est le point de départ pour toute une série d´excursions du désert et des montagnes.

San Pedro de Atacama

Avec la fatigue de la journée de samedi, je me suis plutôt pas mal sorti de toutes ces heures de routes. Il faut dire que j´ai passé toute la journée à la Love Parade, à monter et descendre la grande rue, prendre des photos et puis ensuite danser.

J´ai encore abusé du déclencheur. Presque 1000 clichés à trier. Et puis j´ai discuté avec pas mal de gens à cette occasion. J´ai même été invité à finir la soirée avec un groupe de chilien. Une soirée très sympa.

Dancing in the street


h1Chili Samedi 7 janvier 2006
Dancing in the street
Dancing in the street

Cette après-midi à Santiago c´est la premiere Love Parade 2006.

Je vous laisse, faut que j´y retourne

Angel & Diable
Angel & Diabolo

Seven


h1Chili Vendredi 6 janvier 2006

Le luxe, de nos jours, ce n’est pas, comme l’affirme une célèbre marque de voitures française l’espace. Non, le vrai luxe est de ne rien faire. Et moi, pour tout vous avouer, je me vautre dans le luxe depuis trois jours.

J’ai du mal à réusir à de me sortir du lit avant 9h30 au plus tôt. Ensuite je descend tranquillement prendre mon petit déjeuner, dans la cour extérieure de l’hôtel, puis je remonte pour prendre une douche.

Ensuite je me dirige au centre ville. Peut-être ais-je plus ou moins prévu d’aller voir quelque chose, un paysage ou un musée. Sur le chemin, je m’arrête à une terrasse, lis quelques chapitres de mon livre en cours.

Et puis la culpabilité commence à se faire délicatement sentir : il faut cesser d’être oissif, c’est que je suis en vacances ! J’ai des comptes à rendre moi. Des photos à faire, des visites à raconter. Alors je m’acquitte de ma tâche, visite consciencieusement toutes les pièces du musée, regarde chaque objet et lis quelques explications – heureusement, c’est très souvent en espagnol, au-moins ais-je une excuse.

Une fois mon « travail » exécuté, je peux de nouveau laisser l’oisiveté reprendre le dessus. Je traine pas mal à la Plaza de Armas et passe une heure à regarder les joueurs d’échecs. Hier en fin d’après-midi, en plus, il y avait un orchestre sous le kiosque. Très écouté, fortement applaudis.

Y’a pas à dire, voyager, ce n’est vraiment pas des vacances !

C’est tellement un calvaire d’ailleurs que j’ai déplacé mon départ vers le Brésil au 26 janvier, ce qui va me laisser le temps d’aller faire un tour au nord du Chili, probablement au sud, et peut-être pousser vers l’Argentine…

The great librairy


h1Chili Jeudi 5 janvier 2006

Pour mon prochain tour du monde, j´achète un palm ou un pda que je bourre de livre, parce que la je vais finir par dépenser plus en achetant des bouquins que ce que m´à couté mon billet d´avion.

Cette après-midi je me suis arrêté à une librairie francaise de Santiago et j´en ai profité pour acheter 3 livres puisque ceux que j´avais achetés avant de partir de Tahiti se sont révélés bien insuffissants. J´en ai eu pour les 3 livres plus de 27000 pesos, soit plus de 44 euros !

Enfin bon, j´ai décidé que de toute facon voyager, ce n´etait pas seulement se faire trois fois le tour d´une île en faisant 1984 photos en 4 jours, c´etait aussi passer presque 3 heures à une terrasse pour bouquiner en buvant cafés et glaces (hé oui, ici c´est l´été), aller visiter un musée sans trop se prendre la tête ou encore passer 2h à suivre les blitzs des joueurs d´échec de la plaza de armas.

J´en profite pour editer la page Lectures de vacances

Et si Ma copine Johanne veut me conseiller où aller au Chili, elle est la bienvenue ;-)

Chapitre 1


h1Chili Mardi 3 janvier 2006

Lorsqu’il se réveille, il fait encore nuit. A tatons, il cherche son portable à coté du lit. Il ouvre un oeil, le droit, et constate avec amertume qu’il est 5h19. Plus que 6 minutes avant que l’alarme se ne se déclenche pense-t-il.

Il referme l’oeil, esperant profiter de ses quelques secondes au mieux. Finalement le téléphone se met à sonner, et comme il l’avait gardé dans la main, il l’éteint promptement d’une pression.

Moai sunrise

Il s’habille rapidement avec les vêtements qu’il avait préparé la veille, et ramasse son sac prêt de la porte. Délicatement, il ouvre cette première forme qu’il referme derrière lui. Il procède de même avec la seconde et se retrouve sur la terrasse. Il constate avec un certain contentement qu’il est fait encore très sombre par cette nuit sans lune.

Il s’approche du scooter, ouvre son sac d’où il tire un mouchoir avec lequel il essaye d’essuyer la selle. Il se demande si c’est la rosée ou la pluie, mais finalement cela n’à que peux d’importance. Il manoeuvre le scooter sans l’allumer pour lui faire effectuer un demi-tour puis se dirige vers le portail pour aboutir dans la rue.

Il démarre et prend le chemin de l’aéroport. En deux minutes il se trouve devant celle-ci et continue sur sa route. Soudain, il ralentit, puis s’arrête. Il sort un paquet de cigarette de sa poche, un briquet de l’autre et allume la première avec le second. Ensuite il sort sa capuche qu’il ajuste bien serré sur la tête malgrès qu’il n’y est pas de pluie. Peut-être pense-t-il avoir une hypothétique protection ?

Sunrise

Il reprend son chemin. Le phare du scooter n’éclaire correctement qu’à quelques mètres et on discerne un halo sur une dizaine. Il roule tranquillement, entre 30 et 40, attentif aux nombreux nids de poules et à d’éventuelles vaches ou chevaux sur la route. A un moment il s’arrête à nouveau sur le coté de la route et eteint le scooter.

La nuit est encore totale, et il en profite pour regarder une minute les étoiles. Finalement, il se remet en route. Dans cette obscurité, et puisqu’il à oublier de regarder le compteur, aucun moyen de savoir ou il en est du chemin. A un moment, en regardant son retroviseur il fois une lumière. En quelques secondes, la lumière à grossit, pour se transformer finalement en 4×4 qui le double à pleine vitesse. Il est assez étonné d’avoir croiser quelqu’un sur cette route à cette heure. Peut-être que les occupants du 4×4 se rendent au même endroit que lui..

Heureusement qu’il est déjà allé au site plusieurs fois, il saura le reconnaitre facilement. C’est finalement au bout d’une quarantaine de minutes à un rythme de sénateur qu’il voit apparaitre sur le coté un murêt de pierre. Il ralentit puis s’arrête lorsqu’il croit apercevoir un passage dans le murêt.

Tonga riki sunrise

Il enlève son blouson et récupère son sac. La nuit semble devenir un peu moins obscure puisqu’il aperçoit le « visage » blanc du moai solitaire qui se trouve près de l’entrée. C’est une bonne chose que Marco lui est parlé de cette apparition fantômatique en arrivant, ça lui a évité d’avoir un coup de frayeur lui-même.

La luminosité commence graduellement à augmenter. Il fouille dans son sac et en sort une minuscule brique de jus d’orange qu’il boit, en mangeant un des gateaux qui restaient. En même temps, il se déplace dans le champs essayant de deviner ou le soleil allait apparaitre exactement afin de trouver le meilleur point de vue. Il croit voir bouger à quelques mètres et finalement distingue deux silhouettes, puis un flash d’appareil photo.

Maintenant le ciel se fait un peu plus bleu derrière les statues. Il commence à faire quelques photos. De temps à autre il fois d’autre phares apparaître. Alors qu’au court des deux fois ou il est venu en journée il n’a rencontré que deux personnes, il semblerait qu’à 6h du matin, tous les touristes se soient donnés rendez-vous ici.

Dernier

Après avoir pris, de différentes distances et avec des angles différents tout un tas de photos, il décide de rentrer. Il range son appareil photo et consulte son téléphone : 7h40.

Sur le chemin du retour, alors qu’il fait maintenant bien jour et qu’il peut rouler à plus de 60km/h, il pense aux forces centrifuges et centripètes tandis qu’il s’éfforce de se pencher dans les virages. Il se demande également comment il va bien pouvoir raconter cette petite expedition matinale. Bah, il aura bien une idée le moment venu !

Prospero Ano Nuevo


h1Chili Lundi 2 janvier 2006

Ca commençait pas trop mal et puis ça c’est gaté.

Revenu d’exploration une nouvelle fois après 20h, je commence par me reposer en lisant un peu au soleil. Lorsque la luminosité diminue, je prend une douche et enfourche mon scooter afin de trouver un endroit ou passer la soirée.

Après avoir fait un peu le tour, je me décide enfin pour un restaurant qui n’a pas encore l’air plein. Comme la plupart des tables sont apparement réservéees, je me retrouve au fond du jardin. Je mange tranquillement, mais une fois finie, je décide de trouver un autre endroit pour passer la soirée. Il est plus de 23h00 et je constate vite que le pub de même que la discotéca sont fermées.

Finalement je me retrouve au bord de la mer à regarder les étoiles dans le ciel en fumant une cigarette. Au bout d’un moment je me lasse et décide de rentrer pour me coucher. Il est 23h50.

Sur la piste

J’espère n’avoir réveillé personne avec mes textos à presque 5h du matin. Apriori, je n’ai pas l’impression qu’ils soient tous arrivés à destination puisque je n’ai eu de nouvelles que de quelques uns. Enfin c’est comme ça loin des yeux, loin du coeur :-P

Buena Onda


h1Chili Dimanche 1 janvier 2006

Ce coup-ci la crève s’est définitivement installée. Cela ne va cependant pas m’empécher de partir explorer l’île sur le scooter que j’ai loué.

Buana onda

Parce que la carte chez le loueur etait à l’envers, je suis parti en premier sur les pistes en terre -et en cailloux- que je comptaits réserver pour le jour ou je louerai une moto trial. Autant dire que j’ai pas mal galèré sur des chemins plutôt réservés aux 4×4. J’ai passé finalement presque 3h à faire du moto-cross avec un scooter tout ce qu’il y a de plus citadin. Pas l’ombre d’un Moai en vue, en revanche des paysages grandioses.

Ahu Hanga Poukura

Après un bref passage à la pension pour consulter une carte, me revoilà parti, de nouveau sur des terrains de terre, mais cette fois je l’ai choisi. Les premiers sites que je visite, les hoa sont en ruine. Ce sont des empilements de pierres volcaniques noires plus ou moins éparpillés sur lesquels se trouvent ça et là des morceaux de roche d’une couleur différentes et qui sont les moais, la plupart du temps, brisés dans leur chute.

Ahu Tongariki

En fin d’après-midi j’arrive finalement au site de Tongariki qui lui a été restauré. 15 Moais ont été redressés et sont alignés sur l’Ahu. On y trouve apparement aussi des petroglyphes qui faudra que je retourne voir. L’un des Moai porte même sa coiffe rouge, censé représenter les cheveux de la statue.

Et les copains

Je suis ensuite allé au volcan Rano Raraku qui est également une carrière de Moais. En plus d’une bonne vingtaine plantés ça et là dans le sol. On peut également apercevoir à des stades plus ou moins avancés divers statues sculptés dans la roche et qui n’ont pas finies d’être extraites.

Tongariki

Lorsque j’ai rempli mes cartes mémoires et alors que la lumière commence à vraiment baisser, je décide de rentrer. Sur le chemin du retour, une averse commence à tomber qui se transforme presque en orage et s’est complétement trempé que j’arrive à la pension ou je me jette sous une douche chaude.

La faute à pas de chance


h1Chili Vendredi 30 décembre 2005

Lq polynésie c´est finie, mais je ne laisse pas pour autant tomber les îles. Avec 6 heures de vol et 5 heures de décalage avec Tahiti (je suis maintenant à +6 avec la France) je suis arrivé sur l´endroit au monde le plus éloigné de tout. En effet, Rapa Nui (ou encore Isla de Pascua ou pour nous autres